Des murs noircis par les tags répété, des vitre pétées par un quelconque junkies avec envie de casser, aucun meuble mais des bout de carton sur le sol en guise de canapé et de table, à bien y réfléchir cet endroit avait dû cramer une ou deux fois. Je me demande comment la seule source de lumière à pu survivre à aux miasmes et au délabrement ambiant. Cette source de lumière réside en un unique néon blanc-jaune fixé au plafond qui carche sa lumière blafarde par intermitence entrecoupé de grésillement proprement inssuportable, qui éclaire les autochtones.
Un ramassis de junky défoncé aux corps déformé par la drogue, l'air agare, se demandant jusqu'a quand il pourront tenir avant de se craké à nouveau. Dans ce genre d'endroit, les femmes ont un avantage, elle peuvent baiser en échange de leur dose. Un gars normal ne mettrait sa bite dans une toxico, trop froide et osseuse, mais un junky avec de la dope à vendre ne dira jamais non à une pute à crak, même si souvent son corps ne répond plus depuis longtemps aux pulsions autre que celle de préparé sa petite dinette. Un junky ne sait plus rien faire, mais il reste expert pour préparé sa came, ses geste sont doux, tendre et précis, exactement comme on doit l'être pour une femme.
Et j'avance, entouré de mort vivant qui me remarque à peine. Je croise quelque regards vitreux, qui se demande si j'ai de la thune ou de la came sur moi, les deux seules chose qui leur manque perpétuellement. Je fais gaffe à ne pas marcher dans le vomi, la pisse ou la merde. Je cherche un visage familier, une quelconque connaissance même vague pour partager mon errance physique emprunte d'alcool et de neuroleptique. Un type semble me reconnaitre, enfin je crois. J'ai cru voir un truc passer sur son visage lorsqu'il ma vu, son regard se fait insitant. Il ne me dit rien... Pour l'importance que ça a.
Je trouve de l'héro en moins de deux auprés d'un type plutot mal en point. Ces nombreux piercing visiblement tous plus infecté les uns que les autres lui gangrene le visage, il est plus os que chair, et ces fringues sont tout droit sortis d'une teuf boueuse.
Je m'assoie contre le mur que je juge le moins crade du squat, sors la bière que javais garder dans ma poche et m'allume mon avant dernière clope. Le mec qui m'a dévisagé toute à l'heure viens vers. Je le vois venir à 100km. Il se gratte le bras, il a faim d'héro. Il a surement dû me voir en acheter à l'autre loque.
"T'a pas quelque chose à me dépanné? J'te filerai à bouffer."
Il me montre plusieur boite de McDo déformé dans son sac crasseux. L'idée de manger ça ne m'a pas effleuré l'esprit une seconde, mais je le laisse s'assoir...Pour l'importance que ça a.
Je ramasse une cuillere tordu qui traine à porté des mains. Matériel essentiel de l'héroïnoman, une cuillere dont le manche est tordu. Je fouille ma bouche et en sort un peu de salive qui je crache délicatement dans cette saleté de cuillere déguelasse. Enfin, j'ouvre délicatement la paillote que m'a filer le dealer. Je lui ai filer pas mal de blé, alors il a mis assez pour plusieurs shoot. Je renverse la poudre jaunâtre dans ma salive, qui me dégoute bien qu'elle vienne de moi. Je verse presque toute la came et je jette le reste au mec à coté de moi comme on jette un bout de barbac à un chien... Pour l'imporatnce que ça à.
Il se jette dessus, déja tout tremblant, en pré-monté. Je sors un briquet sur le déclin de ma poche et chauffe le dessous de la cuillere, en mélangeant un peu avec le bout de mon feu. J'ai toujours aimé préparé les fix. Evidemment car ça présage la délivrance des souffrances, physique et psychique du manque, mais au delà de ça, c'est comme rouler un joint ou une clope, on cré quelque chose que l'on consomme. Même si au fond, c'est de la grosse connerie car on créer que dalle, des chimiste s'en sont charger bien avant nous.
C'est a ce moment là, que je réalise que je n'ai pas de seringue. Une montée d'angoisse déferle en moi en même que la sueur qui sort par tout mes pores instantanément, je me met à trembler. Je me tourne vers l'épave qui me sert de pote sur le moment.
"T'en as une?"
Heureusement pour moi, il ne s'est pas encore shooté.
"J'ai que celle là."
Il agite une seringue poisseuse devant mon nez.
"T'aura qu'a la prendre quand j'aurais fini."
"Mon cul ouais, et puis quoi encore? Tu crois pas que je vais t'attendre?"
Il semble surpris de ma soudaine agréssivité, mais quoiqu'il arrive, je vais prendre cette drogue dans la minute, je ne peux pas faire autrement. Je reprend l'attaque.
"C'est toi qui va attendre junky de merde, c'est moi qui t'ai filer ta came, connard! Alors tu me file ta putain de seringue, tu passe aprés et tu ferme ta gueule!"
Des visages se lève autour de nous. Pardon, je dérange les zombie au pays de la défonce?
Je dois avoir des yeux vachement convaincant, car le mec lache la seringue sans rien dire de plus, et se remets à sa chère petite cuisine. Pauvre petite chose fragile. Quel triste t'amené jusqu'ici.
Pas le temps de s'apitoyer sur ses propres saloperies. Sans attendre une seconde de plus, je prend la seringue et la remplis avec le contenu de la cuillere. Je ne chauffe pas l'aiguille pour la pseudo-stériliser même si il est certain qu'elle doit trimballé tout les virus du tiers monde... Pour l'importance que ça a.
Je pose la seringue juste à coté de moi.Encore un peu...de temps.
Mon coeur commence à s'emballer ferme, quand je remonte ma manche, que jenlève ma ceinture pour la faire passer autour de mon bras, entre le coude et l'épaule. Je fais passer l'extrémité par la boucle, et la serre entre mes dent pour bloquer l'afflux de sang dans mes veines.
Je prend la seringue. Je me pique. Et m'injecte une dose beaucoup trop élever de drogue dure en intraveineuse. Une dose létal. Une dose fatal.
Le plaisir... La douleur...La peur... Le soulagement.
Je m'étais juré de partir sur une overdose.
Enfin... pour l'importance que ça a.